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samedi 14 mars 2020

Pourquoi nous sommes à un point d’inflexion pour l’utilisation de “mondes virtuels”​ dans nos vies


J’ai écrit cette note il y a plusieurs jours sans intention de la publier mais vu qu’on est tous coincés chez nous, autant se trouver des sujets de conversation ;)

Nous sommes à point d’inflexion quant à l’utilisation d’univers 100% virtuels dans le cadre du travail, du divertissement ou du sport grâce à un alignement de plusieurs facteurs.

Si j’écris cela aujourd’hui, c’est bien sûr parce que les épidémies potentiellement récurrentes telles que le Covid-19 nous forceront à nous confiner de manière régulière mais ce n’est pas la seule raison, tant s’en faut :
  • La technologie est désormais avancée, stable et de moins en moins coûteuse ;
  • La lutte contre le réchauffement climatique exige de réduire ses déplacements ;
  • Les individus recherchent un meilleur équilibre vie perso/vie pro, qui passe par davantage de flexibilité quant à leur rythme et leur lieu de travail ;
  • D’autant que les logements sont de plus en plus petits et de plus en plus éloignés des centres-villes ou des quartiers d’affaires.
Se retrouver durablement plongé dans des mondes virtuels a longtemps été un fantasme d’écrivain de science-fiction ou de gamer mais le phénomène a déjà commencé.

Tout d’abord, nous passons déjà la moitié de nos journées à consommer du média, en grande partie numérique (12h13 par jour pour les américains de 18 ans et plus, selon Nielsen).

Par ailleurs, on observe une grande convergence entre les univers virtuels du jeu vidéo et d’autres formes de divertissement jusqu’ici séparées :
  • Des jeux vidéo marketés comme des films, comme le Death Stranding d’Hideo Kojima ;
  • Des jeux vidéo qui inspirent des séries, comme The Last of Us, dont les droits viennent d’être acquis par HBO ;
  • Des séries interactives qui empruntent les codes des jeux vidéo, comme Bandersnatch ;
  • Enfin, et surtout, l’explosion des jeux vidéo multi-joueurs comme « espaces tiers » où l’on se retrouve pour sociabiliser et se divertir, à la manière d’un parc d’attraction, d’un centre commercial ou d’une salle de concert. Impossible ici de ne pas citer Fortnite, qui a déjà accueilli des concerts (celui du DJ Marshmello, qui a rassemblé 10 millions de personnes l’année dernière) et diffusé auprès de ses utilisateurs des bande-annonce de films exclusives.
Si tout le monde ne joue pas (encore) aux jeux vidéo, cette grande convergence des formes d’entertainment installe progressivement l’idée que l’on peut vivre des expériences aussi variées que profondes en se connectant à des mondes virtuels. Le monde virtuel n’est plus uniquement dédié à jouer, il se fait “metaverse” — non pas un univers parallèle à la Second Life, mais un prolongement dématérialisé du monde réel.

Dans le même ordre d’idée, les applications comme Instagram ou Snapchat ont démocratisé et banalisé l’usage de la réalité augmentée pour modifier son apparence et sociabiliser. Par conséquent, le « moi » virtuel est chaque jour un peu plus un prolongement du moi réel.
A me lire, on pourrait croire que ce phénomène est d’une part, limité au divertissement et d’autre part, limité aux jeunes publics.

En réalité, la même tendance s’observe du côté des entreprises. On y prête moins attention mais la transition vers le virtuel y est bien réelle et entamée. Des outils de collaboration dans le cloud comme Skype, Slack, Box, Klaxoon ou Teams sont déjà largement utilisés et permettent de mener des projets toujours plus complexes à distance. Si les collaborateurs n’évoluent pas encore dans des « open-spaces virtuels », les formes très sophistiquées de télé-travail s’en rapprochent chaque jour un peu plus.

A la faveur de ces nombreux facteurs, nous pourrions bientôt passer une bonne partie de notre temps connectés à des univers virtuels qui réuniraient sous une poignée d’interfaces divertissement, sociabilité et travail. J’insiste sur un point : pas besoin d’avoir un casque de VR sur la tête 24h/24 pour être dans le « monde d’après ». Il suffit de sauter d’une série en streaming à un jeu vidéo multi-joueurs, d’une conf-call à un service de livraison de repas à domicile ou un vélo d’appartement connecté (à la Peloton), pour déjà y vivre. Grâce au numérique, on peut désormais « être au monde » sans jamais passer le pas de sa porte.

De nombreux secteurs verront leurs modèles économiques se transformer dans le cadre de ce basculement. Les premières filières seront celles dont le modèle repose essentiellement sur de l’intangible et de la propriété intellectuelle (e.g. médias, divertissement, productivité…) mais également celles dont le business a trait au symbolique et à la représentation de soi (e.g. mode, beauté, décoration…). En effet, à mesure que nous nous installons durablement dans un monde parallèle « connecté » se posera la question de la personnalisation de son environnement et de l’apparence de chacun. Aujourd’hui, acheter des vêtements et accessoires virtuels est déjà une pratique quotidienne chez les gamers — demain, elle sera courante chez tous ceux qui souhaitent se distinguer dans les mondes virtuels… et il y a fort à parier qu’ils seront nombreux.

Trois inconnues demeurent :
  • Tout d’abord, la capacité de la technologie à supporter l’explosion plus rapide que prévue des besoins ;
  • Ensuite, l’impact environnemental de la technologie, dont on commence à peine à prendre conscience ;
  • Enfin, à mesure que les grandes plateformes virtuelles se feront prolongement du monde réel se posera la question de leur contrôle et de la liberté de leurs utilisateurs (notamment en matière de vie privée).


vendredi 17 juillet 2015

L'innovation de rupture est-elle en panne ?, part. 2

CC - "Abstract building" par Fumigraphik

D'ici quelques semaines devrait paraître le 13e numéro de Tank, une revue consacrée à la communication à laquelle je contribue régulièrement. Je ne peux résister à l'envie de partager avec vous le long papier que je devrais y publier, puisqu'il fait écho à autre article publié ici-même début 2013.

J'en profite pour préciser que je n'ai pas décidé d'abandonner mon blog, mais plutôt de lui donner une fonction de centralisation et d'archivage des contributions que je peux faire à droite à gauche, car l'intérêt d'écrire des articles exclusivement pour un blog est chaque jour plus limité pour un paquet de raisons (manque de temps, trafic devenu anémique suite aux mises à jour de Facebook, format trop figé, etc.).

Bonne lecture :)



vendredi 3 avril 2015

Les groupes médias sont morts, vive les groupes médias hybrides !

"Benno's TVs" par Stephen Cole
Vous l’avez sûrement remarqué : depuis plusieurs mois, le paysage média se transforme à vue d’œil sous l’effet d’un double phénomène.

Tout d’abord, on assiste à une montée en puissance de nouveaux acteurs venus du numérique dont le dynamisme et l’ambition sont si grands que l’on ne saurait les qualifier de simples «pure players». Qu’on l’aime ou non, des acteurs comme Buzzfeed (dont je parlais déjà il y a quelques mois), Upworthy ou Playbuzz font bouger les lignes de la presse, aussi bien dans le fond (nouveaux publics, nouveaux thèmes, nouveaux modèles économiques) que dans la forme (nouveaux modes de narration, nouveaux leviers marketing). De même, les géants du Web tentent à leur manière de repenser les modes de production et diffusion des contenus comme Yahoo! avec son application News Digest ou Snapchat avec son service Discover.

Pour autant, cette effervescence ne signifie pas que les grands médias historiques restent apathiques voire se laissent faire. Au contraire : après des années d’observation et de tâtonnements, ils sont désormais particulièrement actifs et multiplient les acquisitions chez les pure players.
Dreamworks a ainsi racheté la chaîne Youtube AwesomenessTV en mai 2013 pour 33m$, avant d’en revendre 25% à Hearst en décembre 2014, pour plus de 81m$ (notez la plus-value sympathique). De même, Disney a fait l’acquisition de Maker Studios pour 500m$ en mai 2014 tandis que RTL s’est offert la chaîne Stylehaul pour 107m$ quelques mois plus tôt. Plus proches de nous : Canal+ a pris de une participation de 60% dans Studio Bagel il y a un an et Prisma n’en finit plus de racheter des startups, dont la régie vidéo Advideum début 2014 ou encore le développeur Recatch il y a quelques jours.


dimanche 8 février 2015

La révolution numérique est-elle un mythe ?


Ces jours-ci paraît La Déconnexion des élites, un essai de la journaliste au Monde Laure Belot à mi-chemin entre le manifeste et la pamphlet. Sa thèse, que Belot avait d’abord développé dans un article très remarqué publié il y a un an, c’est celle d’un décalage grandissant entre d’une part une classe dirigeante politico-économique qui se reproduit en vase clos et vise avant tout à préserver les acquis et d’autre part la montée d’outils numériques qui bousculent et transforment par le bas les modes d’échange, de travail et de gouvernance.

Je n’ai pas encore lu ce livre mais vous me connaissez, j’y adhérerai probablement en grande partie, ne serait-ce que parce que le thème de la transformation numérique et de la difficulté à la faire accepter est assez récurrent chez moi. Cette déconnexion est bien réelle, même si j'ai le sentiment qu'elle tend à se réduire.

Néanmoins, je préconiserais la lecture en parallèle d’un autre essai, traduit il y a quelques mois en France : Pour tout résoudre, cliquez ici de l'écrivain et journaliste biélorusse Evgeny Morozov. Le titre à lui seul en dit long sur la vision aussi cash que trash de son auteur, qui s’est fait une spécialité de démonter consciencieusement (quoique avec une certaine rage) tous les mythes entourant la révolution numérique.


dimanche 13 juillet 2014

Le monde numérique marche-t-il sur la tête?



Acte 1
Mi-juin, une application du nom de Yo fait les gros titres de la presse techno et économique. Lancée en avril par deux développeurs israéliens, ce service franchement simpliste qui ne permet d'échanger que des "yo" a tout de même réussi à boucler un tour de table de 1,2 million de dollars ! Résultat : l'appli explose et attire plus d'un million d'utilisateurs en une semaine, les experts dissertent sur le caractère révolutionnaire -ou pas- d'une telle invention et les marketeurs s'engouffrent dans la brèche. Les créateurs de Yo disent désormais travailler avec de nombreux développeurs pour enrichir leur service et l'intégrer à d'autres.



jeudi 2 janvier 2014

Bitcoins, Dogecoins et mutations de la monnaie

Le Dogecoin, une bonne blague qui a pris des proportions inouïes

2013 aura vu l'explosion du Bitcoin, monnaie virtuelle couplée à un système de paiement en ligne. Journalistes, économistes et investisseurs se sont relayés toute l'année pour analyser et commenter ce phénomène, alimentant au passage une impressionnante bulle spéculative qui a multiplié la valeur d'un BTC par 78 en 12 mois.

Sur le papier, la crypto-devise inventée en 2009 par un collectif de programmeurs sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto a tout pour continuer à monter en puissance. Grâce à un ingénieux système de vérification des transactions, elle est plutôt sûre et inspire une relative confiance, le critère n°1 de solidité d'une monnaie. Par ailleurs, elle profite d'un bel effet de réseau car elle est acceptée par de plus de plus de commerçants curieux ou souhaitant se payer un coup de pub. Mais le principal argument en faveur du Bitcoin est sa neutralité, car il ne dépend d'aucun pouvoir politique, institutionnel ou économique. Impossible, a priori, d'en moduler la circulation afin de manipuler ses cours ; le seul moyen d'en créer est de résoudre de complexes équations. Farouchement libertarien et méritocratique, le Bitcoin est l'incarnation de l'esprit hacker.


lundi 16 décembre 2013

Votre coiffeur est une machine à insights



Si vous pensez que les coiffeurs n’aiment que les conversations stériles autour de la météo ou des prochaines vacances, c’est que vous ne leur posez pas assez de questions ! C’est ce que j’ai fini par comprendre la semaine dernière en discutant au bac à shampooing.


mercredi 11 septembre 2013

Un réseau social peut-il être réellement anti-social ?


Connaissez-vous Rando? Je suis accro à cette petite application créée il y a quelques mois par un studio anglais (et disponible sur Android, iOS et Windows Phone). Son principe : prendre des photos et les envoyer à d'autres utilisateurs de manière anonyme et aléatoire. Ici pas de profil, de RT ou de like mais une règle simple : pour chaque cliché envoyé on en reçoit un à son tour, avec pour seule information sa provenance géographique. Et impossible d'y répondre : Rando se définit comme une appli "anti-sociale", au sens où les échanges y sont volontairement univoques et réduits à leur plus simple expression. Ou comment trancher avec les ténors du Web comme Google et Facebook, qui ne rêvent que d’ouverture tous azimuts...

Avec plus de 400.000 téléchargements et 10 millions de photos partagées sans aucune promotion, Rando est un joli succès qui en dit long sur notre époque.


samedi 6 juillet 2013

Le glitch, esthétique de l'ère numérique

Les drôles de cartes 3D d'Apple Maps
constituent de beaux exemples de glitch
Cela fait longtemps que je souhaite écrire sur le glitch, ce cousin plus sympa du "bug". En informatique, ce terme, dont l'étymologie renvoie à l'idée de "glissade", désigne un petit dysfonctionnement temporaire. Le concept est ancien mais s'est développé avec la démocratisation de l'électronique grand public et l'explosion du numérique.


samedi 15 juin 2013

Testons les Google Glass


Visiter le campus de Google, c'est un peu comme se rendre à Disneyland. Tout y est : l'immense domaine, les restaurants à thèmes, la boutique de souvenirs et bien sûr les attractions. Parmi elles, plusieurs présentations sur l'avenir du mobile ou de la télévision, une partie de mini-golf Android et surtout, le clou du spectacle, l'équivalent local de Space Moutain : l'essai des fameuses Google Glass qui font fantasmer la planète geek depuis des mois.

Alors alors?


lundi 20 mai 2013

Crowdfunding : le point d'inflexion?



Hasard du calendrier, The Economist et Marie-Claire consacrent cette semaine des papiers au crowdfunding, un système ancien qui semble atteindre son point d'inflexion. En effet, jamais le financement participatif n'aura été aussi observé, étudié, surveillé par les entreprises et les pouvoirs publics. La preuve : le terme vient même de faire son apparition au Journal Officiel! Il faut dire que dans un contexte de récession, toutes les sources de capital sont bonnes à prendre, surtout lorsqu'elles connaissent une croissance aussi spectaculaire : d'après Deloitte, 3 milliards de dollars devraient être investis sur les plateformes de crowdfunding dans le monde en 2013, une somme doublée en 2 ans. Certes, le montant est anecdotique lorsqu'on le compare aux budgets des Etats ou des fonds d'investissement, mais le financement participatif semble voué à exploser tant il présente des avantages.


dimanche 21 avril 2013

La révolution numérique n'est pas seulement technologique



J’ai récemment eu l’honneur d’être convié à un groupe de réflexion présidé par Jacques Attali sur l’économie positive. C’est ainsi que je me suis retrouvé mêlé à une trentaine de jeunes au parcours variés mais toujours placés sous le signe de l’engagement et du développement durable. Objectif de cette «commission junior» : réfléchir, en parallèle à un groupe d’experts composés d’intellectuels, de politiques et de grands patrons, à des propositions afin d’alimenter un nouveau rapport Attali, qui sera remis à François Hollande lors du prochain LH Forum, à l’automne.

Mon rôle dans un ce groupe est celui de «communicant de l’étape», mais comme vous vous en doutez, j’ai préféré parler du thème qui me tient le plus à coeur : l’impact du numérique et les possibilités qu’il offre pour transformer notre quotidien. 


dimanche 13 janvier 2013

L'innovation est-elle en panne? (réponse : pas vraiment)



L’innovation a-t-elle atteint un plafond de verre après deux siècles de progrès techniques fulgurants? C’est la question qui agite sociologues, économistes et futurologues en ce début d’année.

Internet Actu s’est récemment fait l’écho des craintes du penseur britannique Richard Jones, qui déplore l’absence d’inventions majeures, capables de réellement changer le quotidien. De son côté, The Economist consacre cette semaine un long dossier à ces enjeux. On y retrouve notamment les thèses de l’économiste américain Tyler Cowen, pour qui la crise actuelle est l’arbre qui cache la forêt, car l’innovation serait en panne et les gains de productivité en berne. Pour Cowen, il y aurait de moins en moins de croissance endogène.

De nombreux experts se sont déjà penchés sur la question. Certains avancent l’idée que nous avons déjà inventé tout ce qui pouvait répondre à nos besoins primaires (nourriture, habitation, transport), ce qui limiterait de facto les chances de créer de nouveau quelque chose de révolutionnaire.

Pour les économistes Benjamin Jones et Pierre Azoulay, l’innovation est également ralentie par ce  qu’ils appellent le «fardeau de la connaissance», c’est-à-dire l’accumulation de connaissances à intégrer avant de créer quoi que ce soit. On peut ajouter à ce fardeau celui des innombrables brevets et lois à prendre en compte... Pour Thomas Jamet, enfin, l’innovation tournerait au ralenti car nous ne sommes plus animés du «feu sacré», jadis entretenu par les auteurs de science fiction, qui pousse à créer et nous dépasser.

Mais la vraie question ici c’est «quelle définition donne-t-on à l’innovation?» 


samedi 13 octobre 2012

Génération(s) Y et monde du travail


Alexander Calder, The Y, 1960
Vendredi matin j'étais au Hub Forum, gigantesque pince-fesses 2.0 réunissant de nombreux décideurs du numérique, des médias et de la pub.
J'ai notamment assisté à une table ronde très intéressante sur les rapports particuliers qu'entretient la génération Y avec le monde de l'entreprise. Sur scène pour discuter de ce sujet, quelques habitués de la question : Francoise Gri,  présidente de Manpower Europe du sud, Yves Grandmontagne, DRH de Microsoft France et surtout Alexandre Malsch, fondateur du groupe média digital meltyNetworks, aussitôt étiqueté "régional de l'étape" par l'animateur David Abiker. Et pour cause : Malsch n'a que 27 ans... ce qui ne l'empêche pas d'être a la tête d'un mini-empire qui attire 11 millions de visiteurs par mois et vient de boucler une levée de fonds qui n'a rien a envier à celles de ses modèles californiens.



samedi 15 septembre 2012

Quand Microsoft donne dans le disruptif

Chez Microsoft, nouveau logo pour une nouvelle ère?
Le 20 août, Apple est devenue la première entreprise au monde par sa capitalisation. Un événement qui ne doit pas faire oublier que le record absolu date de 1999 et appartient encore à Microsoft, longtemps resté synonyme de "world company" aussi étudiée et admirée que crainte et critiquée.

Moins de 15 ans après son apogée, Microsoft paraît méconnaissable. Certes, Windows continue d'équiper 92% des ordinateurs, le monde tourne encore grâce à des tableaux Excel et la Xbox 360 s'est vendue à quelque 67 millions d'exemplaires, mais la firme de Redmond a perdu de son lustre en ratant le virage de la mobilité. Résultat : dans un monde post-PC, le grand méchant loup de l'ère Bill Gates s'est effacé derrière le triumvirat Google/Apple/Amazon.



mardi 21 août 2012

Medium réinventera-t-il le Web 2.0?

Décidément, les fondateurs de Twitter ne se reposent pas sur leurs lauriers! Tandis que Jack Dorsey veut réinventer le paiement mobile et nous précipiter dans un futur "cashless" avec Square (qui vient d'ailleurs de signer un partenariat avec Starbucks), Biz Stone et Evan Williams, également papas de Blogger, viennent de créer Medium. Objectif : "repenser la manière dont nous publions des contenus sur Internet". Tranquille.


dimanche 17 juin 2012

Pourquoi l'avenir de Facebook n'est pas dans la publicité



Facebook, vous connaissez? Quelques semaines après son entrée en bourse controversée, le méga-réseau social continue de faire couler beaucoup, beaucoup d'encre. En témoigne ce passionnant article de la MIT Technology Review au sujet de la "Facebook data team". Cette petite cellule de travail composée d'une douzaine de grosses têtes seulement (mais comptant près de 145.000 fans) triture les chiffres pour en faire ressortir de grands enseignements telles que la variation du "bonheur national brut" au travers des status ou les chansons les plus écoutées par les utilisateurs juste après une rupture.

Mais n'allez pas croire que cette équipe n'est là que pour fournir des sujets de papier aux journalistes et blogueurs. La Data team est probablement le noyau autour duquel se construira demain le véritable business model du réseau social.